LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

28 novembre 2005

L'effet de serre

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L’effet de serre est un phénomène naturel essentiel sans lequel la vie sur Terre serait impossible, cependant les activités humaines ont créé un effet de serre “additionnel” qui intensifie dangereusement l’effet de serre naturel et entraîne le réchauffement de notre planète.

Que nous disent les scientifiques ?

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) (1) de l’ONU a scientifiquement établi, dans son Troisième Rapport d’Evaluation (2001), la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique.temp_ratures_graphique3
Depuis 1900, une augmentation de la température moyenne de 0,6°C dans le monde et de 1°C en France a été observée. D’après les différents scénarios du GIEC, la température moyenne globale pourrait encore augmenter de 1,4 à 5,8°C d’ici la fin du siècle.

Ces variations de quelques degrés peuvent paraître minimes, pourtant une amplitude de 4°C à 6°C est comparable à celle qui a fait basculer le climat du dernier âge glaciaire vers le climat tempéré sous lequel nous vivons aujourd’hui. Il est donc probable que nous nous trouvions à l’aube d’une nouvelle ère climatique, inédite pour notre espèce.

L’évolution du climat est directement liée à notre consommation énergétique. A 80 %, la production mondiale d’énergie est basée sur les combustibles fossiles (gaz, pétrole et charbon), qui génèrent des gaz à effet de serre (surtout du CO2) dans des quantités telles que notre planète n’est plus en mesure de les recycler.

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Au Nord: responsables historiques des changements climatiques

L’industrialisation et les activités économiques des pays du Nord, depuis le milieu du XIXème siècle ont produit la majeure partie des gaz à effet de serre qui bouleversent aujourd’hui le fragile équilibre de notre atmosphère. Les pays industrialisés portent la responsabilité principale du bouleversement du climat mondial.
Cependant, si ces pays continuent de promouvoir et d’exporter leur mode de développement polluant et non durable, la croissance future des émissions mondiales viendra des pays du Sud où le développement industriel et la croissance des besoins énergétiques sont très rapides. Si les pays du Sud ont la possibilité de choisir un développement
durable basé sur les énergies renouvelables, ils pourront éviter les erreurs du mode de développement occidental, tout en répondant aux légitimes aspirations socio-économiques de leurs populations.

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Pour éviter toute perturbation dangereuse du système climatique global, nous devons opérer une véritable "révolution énergétique" : changer et économiser l’énergie !

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Les causes du réchauffement climatique

Les activités humaines modifient-elles l'atmosphère ?

Le changement climatique est le résultat combiné de la variabilité interne du système climatique et de facteurs externes (naturels et anthropiques). Les émissions anthropiques modifient de façon considérable les concentrations de certains gaz dans l'atmosphère. Certains de ces gaz pourraient avoir des effets sur le climat en modifiant l'équilibre radiatif de la Terre mesuré en terme de forçage radiatif .

      

*      Les gaz à effet de serre, aux répercussions planétaires, ont tendance à réchauffer la surface terrestre en absorbant certains des rayons infrarouges qu'elle émet.

*  Parmi les autres gaz à effet de serre anthropiques importants, on trouve le méthane (CH4) (augmentation de 151% depuis 1750, 1/3 du forçage radiatif du CO2), les hydrocarbures halogénés comme les CFCs et leurs substituts (100% anthropiques, 1/4 du forçage radiatif du CO2) et l'oxyde nitreux (N2O) (augmentation de 17% depuis 1750, 1/10 du forçage radiatif du CO2).

  * Le principal gaz à effet de serre anthropique est le dioxyde de carbone (CO2). Les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone ont augmenté de 31% depuis 1750 à un niveau probablement jamais atteint au cours des 20 millions d'années précédentes. Cette augmentation est essentiellement due à la combustion de combustibles fossiles. Elle est également imputable aux modifications de l'utilisation des sols et plus particulièrement au déboisement.

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   *  Les aérosols anthropiques, aux répercussions régionales, ont une durée de vie courte dans l'atmosphère et ont tendance à refroidir la planète.

   *  Il est estimé que les facteurs naturels comme la variabilité du rayonnement solaire et des éruptions volcaniques n'ont que peu contribué au forçage radiatif au cours du siècle dernier.

Le changement climatique est-il bien compris ?

    * Des modèles climatiques complexes permettent de prévoir l'évolution future du climat. Les connaissances relatives à l'évolution du climat et leur incorporation dans les modèles climatiques se sont améliorées. Bien que ces modèles ne peuvent encore simuler tous les aspects du climat, les experts ont toutefois davantage confiance en leur capacité à fournir des projections utiles. Ils peuvent désormais reproduire le réchauffement climatique observé au cours du 20ème siècle en tenant compte à la fois du forçage anthropique et naturel.

*     Cependant, des recherches plus approfondies sont nécessaires afin de mieux déceler et déterminer les causes du changement climatique, de mieux le comprendre, de l'anticiper et de réduire les incertitudes.

    *  Quel impact les activités humaines ont-elles sur le changement climatique ?

ours1A la lumière de nouvelles preuves et tout en tenant compte des incertitudes qui subsistent, on peut établir de façon probable que l'essentiel du réchauffement de ces 50 dernières années (représentant environ 50% du réchauffement des 120 dernières années) est dû à l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre.
Il est très peu probable que le réchauffement observé ces 100 dernières années soit dû à la seule
variabilité interne du climat. Il est également peu probable  qu'il soit entièrement d'origine naturelle.

La controverse: principales causes

Les modèles peuvent aussi être utilisés pour estimer l’importance relative des divers facteurs naturels et humains.

Les causes du réchauffement planétaire ne sont pas généralement sujettes à controverses. Ce qui est plus discuté est la contribution relative de chacune des causes possibles. Parmi celles-ci on peut citer :

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1.     la rétention de la chaleur par l’atmosphère, amplifiée par les gaz à effet de serre ;

2.      les fluctuations de l’activité solaire ;

3.     la réflectivité de la surface terrestre qui est modifié par la déforestation ;

4.      la généralisation de l’automobile à l’échelle planétaire.

La plupart des modèles montrent qu’il faut tenir compte de l’émission de gaz à effet de serre d’origine humaine, qui pourrait partiellement expliquer le réchauffement observé entre 1976 et 2000. Dans son rapport de 2001, le GIEC, l’organisation scientifique sue le changement de climat de L’ONU, conclut que les gaz à effet de serre anthropogéniques « jouent un rôle important dans le réchauffement global ».

Le 7 juin 2005, les académies des sciences des pays du G8 (l’Allemagne – Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina, le Canada – Royal Society of Canada, les Etats-Unis d’Amérique – National Academy of Science, la France – Académie des sciences,l’Italie- Accadelia dei Lincei, le Japon – Science Council of Japan, le Royaume-Uni – Royal Society, la Russie – Russian Academy of Sciences) et celles des trois plus gros pays en voie de développement consommateurs de pétrole (la Chine – Chinese Academy of Sciences, l’Inde – Indian National Science Academy, le Brésil – Academia Brasileira de Ciencias) ont signé une déclaration commune à Londres, affirmant que le doute entretenu par certains à l’endroit des changements climatiques ne justifie plus l’inaction et qu’au contraire, il faut « enclencher immédiatement » un plan d’action planétaire pour conjurer cette menace globale.

Certaines de ces causes sont d’origine humaine, comme la déforestation. D’autres sont naturelles, comme l’activité solaire. Enfin, l’effet de serre inclut à la fois des causes humaines, comme la combustion de sources d’énergie fossiles, et des causes naturelles, comme les émissions volcaniques.

Des simulations climatiques montrent que le réchauffement qui a eu lieu de 1910 à 1945 peut être expliqué par les seules variations du rayonnement solaire.

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Les conséquences du réchauffement climatique

Le changement climatique a-t-il déjà des répercussions ?

  • Les changements climatiques à échelle régionale, notamment les hausses de température, ont déjà des répercussions sur certains systèmes physiques et biologiques dans de nombreuses régions du globe.

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     On peut mentionner par exemple le retrait des glaciers, le dégel du pergélisol, le gel tardif et la dislocation précoce de la glace sur les rivières et les lacs, l'allongement des saisons de croissance aux latitudes moyennes à élevées, la progression en altitude ou le déplacement vers les pôles de l'habitat d'un certain nombre d'espèces animales et végétales, la régression de certaines populations végétales et animales, la précocité de la floraison des arbres, de l'apparition des insectes et de la ponte des oiseaux.

  • Pour les systèmes humains, selon des indications préliminaires, il semblerait que la fréquence accrue des inondations et des sécheresses dans certaines régions ait eu une incidence sur certains systèmes sociaux et économiques.

Quels sont les impacts possibles du changement climatique ? 

  • Les systèmes humains sensibles au changement climatique sont principalement les ressources en eau; l'agriculture (notamment la sécurité alimentaire) et la foresterie; les zones côtières et les systèmes marins (pêcheries); les établissements humains, l'énergie, et l'industrie; les assurances et autres services financiers; la santé. La vulnérabilité varie selon l'emplacement géographique, le moment considéré et les conditions sociales, économiques et environnementales. Certains effets seront défavorables et d'autres bénéfiques.

  • Les systèmes naturels peuvent être particulièrement vulnérables à l'évolution du climat du fait de leur capacité d'adaptation limitée. Même si le changement climatique peut être bénéfique à certaines espèces, il accentuera les risques d'extinction auxquels sont déjà exposées certaines espèces plus vulnérables. L'ampleur et le rythme du changement climatique augmenteront le risque de dommages.

Quels autres impacts majeurs le changement climatique peut-il avoir ?

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Certains phénomènes extrêmes comme les sécheresses, les inondations, les vagues de chaleur, les avalanches, et les tempêtes de vent devraient augmenter en fréquence et/ou en intensité, tandis que d'autres phénomènes extrêmes, tels que les vagues de froid, devraient diminuer. Les pertes en vies humaines, les souffrances et les dommages causés par ces phénomènes devraient également augmenter avec le réchauffement climatique. Les régions les plus touchées seraient les régions les plus pauvres.

Les répercussions à grande échelle et peut-être irréversibles sont possibles, mais ce risque n'a pas encore été évalué de manière fiable. On peut par exemple citer :
- le ralentissement des courants chauds de l'Atlantique Nord,
- la forte réduction des nappes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique Ouest, et
- le réchauffement accéléré de la planète dû aux rejets de carbone terrestre provenant de zones à pergélisol et d'émissions de méthane provenant des hydrates des sédiments côtiers.
La probabilité d'un grand nombre de ces modifications est sans doute très faible, cependant elle devrait augmenter avec le rythme, l'ampleur et la durée des
changements climatiques.

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29 novembre 2005

Comment agir ?

Quiconque souhaite gérer le problème du changement climatique doit en fait agir sur deux tableaux :

Il faut diminuer les émissions, pour atténuer l'ampleur du problème et diminuer les risques futurs, car, de même que cela a toujours un sens pour un fumeur de s'arrêter de fumer, quel que soit son état de santé de départ, cela a toujours un sens pour nous, quel que soit l'état de notre environnement, de ne pas l'aggraver,

Il faut se préparer au réchauffement inéluctable découlant des gaz à effet de serre supplémentaires déjà présents dans l'atmosphère, qui à eux seuls assurent déjà 1,5 à 2 °C de réchauffement à quelques siècles d'échéance, ce qui est beaucoup comparé aux variations passées.

Si nous regardons la question de la réduction, le point important est qu'une telle réduction ne peut s'organiser que de manière internationale, car :

  • le changement climatique se manifestera partout dans le monde, sans être circonscrit aux zones qui sont les plus "pollueuses" en gaz à effet de serre, et n'offrira aucun sanctuaire,

  • compte tenu de la durée de vie des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, un seul gros "mauvais joueur" (les USA actuellement, peut-être la Chine demain) peut suffire pour réduire à néant les efforts des autres pays, si efforts il y a.

C'est la raison pour laquelle ce problème du changement climatique fait périodiquement l'objet de réunions internationales, dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique.

Ensuite, trois variables sont disponibles pour réduire ces émissions :

  • les économies d'énergie provenant de modes d'organisation et de "développement" différents de la société. Mais nous n'en prenons pas le chemin ! En effet, dès lors qu'il faut arbitrer entre le court terme, incitant à une plus grande consommation d'énergie (construction d'une nouvelle autoroute, d'un nouvel aéroport, baisse d'impôts pour inciter les gens à consommer plus, etc) et le long terme, qui supposerait que l'on "freine" la consommation d'énergie, ce qui voudra souvent dire qu'il faut freiner la consommation matérielle tout court (via la création de taxes ou la hausse de taxes existantes, par exemple), c'est très souvent le court terme qui est privilégié.

Il est donc extrêmement improbable que sans volonté explicite nous arrivions rapidement à une baisse significative, au niveau mondial, des émissions de gaz à effet de serre (en fait je devrais dire une baisse significative et volontaire, car une telle baisse arrivera de toute façon comme conséquence de la finitude du monde). Une baisse significative s'entend comme une diminution de moitié, voire plus, en quelques décennies, des émissions mondiales.

En ce qui concerne la préparation aux conséquences inéluctables, la difficulté qu'il y a à donner des prédictions régionnales détaillées limite les "recommandations" pour renforcer la robustesse de notre civilisation à des choses très générales :

  • Diversifier l'agriculture, pour la rendre moins vulnérable, et disposer d'espèces que l'on peut espérer adaptées à des conditions climatiques différentes des conditions actuelles,

  • Augmenter la résistance des infrastructures indispensables (dont celles liées à la production & distribution d'électricité) au vent, à l'excès ou au contraire au déficit d'eau, aux incendies... Mais soyons clairs : toutes les autoroutes et tous les aéroports ne sont PAS indispensables ! Par contre je mettrais plus volontiers les voies ferrées dans cette catégorie.

  • Renforcer les défenses anti-feu dans les forêts,

  • Reconstituer des stocks de tout et n'importe quoi (car le flux tendu suppose des voies de communication en bon état, et de l'énergie abondante...),

  • Ne pas construire en zone innondable (les inondations vont très certainement augmenter),

  • Développer la pisciculture (sans choisir des espèces carnivores, nourries avec des poissons pêchés, ce qui n'est alors qu'un déplacement du problème !)

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Quels sont les objectifs des négociations internationales ?

Les suites de la Convention de Rio

Des négociations internationales sur les émissions de gaz à effet de serre ont pris place depuis la Convention de Rio sur le climat (dite encore Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique), signée en 1992 par à peu près tous les pays du monde lors du Sommet de la Terre. L'une des conclusions essentielle de cette convention sur le climat était qu'il fallait "stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique".

Entre 1992 et 1994, cette convention de Rio a été ratifiée par 175 Etats (c'est-à-dire à peu près tous les pays du monde, dont les USA) et la Communauté européenne. La Convention Climat ne contient cependant pas d'élément sur ce que devrait être le niveau auquel on stabilise les gaz à effet de serre, le rythme de baisse des émissions pour parvenir à cet objectif, la répartition de l'effort entre les divers pays, et plus généralement ne contient pas de mesures concrètes permettant d'arriver au but fixé. Elle a confié les discussions sur ce genre de "détails" (!) à des négociations ultérieures, devant prendre place lors de réunions périodiques des signataires de la Convention.

Ces réunions de tous les signataires de la Convention Climat s'appellent, dans le jargon de la convention, des "Conferences of the Parties", ou COP. En pratique il y en a une par an.

Dates et lieux des "Conferences of the Parties" depuis 1995

COP

Année

Lieu

1

1995

Berlin, Allemagne

2

1996

Geneve, Suisse

3

1997

Kyoto, Japon

4

1998

Buenos Aires, Argentine

5

1999

Bonn, Allemagne

6

2000

La Hague, Pays Bas

7

2001

Marrakech, Maroc

8

2002

New Delhi, Inde

9

2003

Milan, Italie

10

2004

Buenos Aires, Argentine

11

2005

Montréal, Canada

Si la Convention Climat n'a pas fixé de calendrier précis ou de répartition précise de l'effort, elle a cependant séparé les pays signataires en deux catégories :

  • ceux qui sont - au moins officiellement - prêts à s'engager à réduire leurs émissions font partie de "annexe 1" ; il s'agit essentiellement des pays développés, et des pays dits "en transition" (pays d'Europe de l'Est).

  • les autres sont ceux qui ne sont pas prêts à s'engager à réduire leurs émissions ; il s'agit essentiellement des pays "en voie de développement" (mais pas seulement : on y trouve aussi la Corée du Sud, par exemple).

Pour les mesures concrètes, la Convention a renvoyé cela à des "protocoles", c'est-à-dire des annexes à venir, détaillant justement les points laissés de côté au moment de la signature à Rio. La Convention Climat précisait cependant que ces protocoles additionnels pouvaient très bien ne pas être signés par tous les pays. Le protocole de Kyoto, adopté en 1997, et ratifié de 1997 à 2004, est l'un de ces protocoles. Les pays qui ne l'ont pas ratifié, dont les Etats-Unis, se retrouvent alors dans une situation un peu particulière : ils se sont engagés sur l'objectif (de participer à la stabilisation de la concentration en gaz à effet de serre), sans dire comment - et à quelle vitesse - ils allaient le faire !

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Définition du phénomène

On parle de réchauffement climatique, réchauffement planétaire ou également, par anglicisme, de réchauffement global, lorsque la température moyenne sur plusieurs années des océans et de l'atmosphère augmente à l'échelle de notre planète. Dans son acception commune, ce terme est appliqué au changement climatique observé depuis la fin du XXe siècle.

fonte_des_glaces2Il est admis par la majorité des scientifiques (2003) qu'il existe actuellement un phénomène de réchauffement planétaire. Selon la communauté scientifique, ce réchauffement est principalement du au "forçage anthropique", c'est a dire a l'augmentation des gaz à effet de serre d'origine anthropique dans l'atmosphère. Les scientifiques prévoient que le réchauffement planétaire va se poursuivre au cours du siècle prochain, mais l'amplitude de ce réchauffement n'est pas connue. Selon les hypothèses retenues et les modèles employés, les prévisions pour les 50 années à venir vont de 2 à 6°C.

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L'hypothèse d'un lien entre la température moyenne du globe et le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère a été formulée pour la première fois en 1894 par Svante Arrhenius.

En 1979, lors de la première conférence mondiale sur le climat, est portée pour la première fois sur la scène internationale l'éventualité d’un impact de l'activité humaine sur le climat. Cependant, le consensus scientifique sur le sujet est récent, et une controverse a existé dans ce milieu quant aux causes de ce réchauffement. Certains climatologues ont soutenu que le réchauffement observé n'est que la conséquence de phénomènes naturels (tells que les fluctuations de l'activité solaire et celles de l’orbite terrestre).

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Aujourd'hui, il existe toujours une polémique, certains auteurs mettant en doute la réalité du réchauffement planétaire, d'autres contestant son origine humaine, d'autre enfin mettant en cause l'objectivité des climatologues. Les personnes remettant en cause le consensus scientifique actuel préfèrent parfois employer le terme de variation climatique, qui insiste sur la périodicité des fluctuations climatiques de grande amplitude et de longue durée, et qui leur semble plus neutre.

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02 décembre 2005

Le Monde: "le réchauffement climatique bouleverse le quotidien des Inuits"

LE MONDE | 15.11.05 | 14h32  •  Mis à jour le 15.11.05 | 20h28

QALUIT (CANADA) ENVOYÉE SPÉCIALE

Qui eût cru voir un jour des ours polaires aussi maigres que les vaches sacrées de l'Inde ? Pas Simon Awa, haut fonctionnaire au ministère de l'environnement du Nunavut. Dans son bureau d'Iqaluit, capitale de ce territoire canadien dont 85 % de la population est inuite, il raconte la surprise des habitants de Clyde River voyant arriver deux ours faméliques dans leur village de l'île de Baffin, au nord du cercle arctique : "Du jamais-vu ! Nous avons la plus grosse population d'ours polaires au monde, mais ils sont menacés de disparition à cause du réchauffement climatique." Avec la fonte de la banquise, ils peinent à tuer les phoques dont ils se nourrissent et moins d'oursons naissent.

Les ours, dont la chasse a été encadrée, ne sont pas les seuls à souffrir du changement climatique. Pour des raisons tant économiques que culturelles, les Inuits ne peuvent se passer de leur country food (phoques, caribous, ours, poissons...). "Chez vous, explique Sheila Watt-Cloutier, présidente de la Conférence circumpolaire inuite, le froid et la neige ont des vertus récréatives. Ici, la nature est notre supermarché ; la glace est notre moyen de transport, un outil pour survivre, aller chasser ou pêcher en toute sécurité."

Signe des temps : les Inuits, qui avaient huit saisons pour décrire les variations du climat, n'en utilisent plus que quatre ! Autrefois maîtres en météo, les anciens se gardent désormais de prédire le temps, répétant que l'Arctique est entré dans l'ère de l'imprévisible. A la Maison des aînés, Sami Peter regarde le ciel : "Autrefois, les nuages nous disaient tout du temps des jours à venir. Maintenant, on attend le matin même pour partir à la chasse."

SOL DE PLUS EN PLUS MOUVANT

Au sortir d'une réunion de "terminologie" où l'on cherche de nouveaux mots en inuktitut pour parler d'ozone ou de gaz à effet de serre, Alice Ayalik souligne que, "l'hiver dernier, on n'a jamais eu la bonne neige pour apprendre aux jeunes à construire des igloos".

Vendeur de poissons et de viandes sauvages, Jim Currie n'est pas optimiste : "Notre haute saison de pêche va de décembre à avril. Depuis trois ans, les conditions de gel sont mauvaises et il faut attendre janvier pour s'aventurer sur la banquise." L'hiver dernier, dans le poissonneux détroit de Cumberland, l'eau a tant tardé à geler que les Inuits n'ont eu que quelques semaines pour aller tendre leurs lignes de pêche sous la glace, entre deux treuils.

Pour l'instant, le poisson vedette qu'est l'omble de l'Arctique a pris du poids, mais James D. Reist, spécialiste canadien des poissons arctiques, ne donne pas cher de sa peau : "A hauteur du Labrador, il va profiter d'une hausse des températures mais, plus au nord, l'espèce sera désavantagée, avec une perte de nutriments liée au réchauffement de l'eau et une nouvelle compétition, à armes inégales, du saumon de l'Atlantique remontant vers le nord."

L'intérêt des scientifiques pour les changements climatiques dans la région ne se dément pas. A l'Institut de recherche du Nunavut, Mary Ellen Thomas recense une quarantaine de projets. Leurs résultats compléteront le rapport sur les impacts du réchauffement de l'Arctique publié fin 2004. Pour Mme Thomas, toutefois, "ce rapport arrive dix ans trop tard, dix ans après que nous avons sonné l'alarme dans l'indifférence générale. La science confirme seulement nos craintes". Elle cite les pertes consistantes des glaciers, l'apparition d'insectes et de plantes inconnus sous ces latitudes, des morues de l'Atlantique migrant au nord à la recherche d'eaux froides, des colonies de goélands décimées, des caribous malades...

"Les Inuits ne sont pas fâchés, mais inquiets, dit encore Simon Awa. Nous travaillons sur un plan d'action pour modifier nos comportements, adapter par exemple les normes de construction pour prendre en compte la fonte du permafrost", ce sol théoriquement gelé en permanence. Son dégel accéléré est préoccupant pour les bâtiments sur pilotis. Même ancrées profondément, les fondations de certains se retrouvent au niveau d'un sol de plus en plus mouvant. Celles-là sont les premières à subir des dommages, souligne Réjean Jacques, entrepreneur québécois qui vit à Iqaluit depuis dix-sept ans. "La technique des pilotis a fait ses preuves, dit-il, mais on a peur parce qu'on ne sait pas jusqu'où va aller la désintégration du permafrost."

Anne Pélouas

Article paru dans l'édition du 16.11.05

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L'Express: "Appels à la lutte contre le réchauffement climatique à Montréal"

lundi 28 novembre 2005, mis à jour à 20:58

Reuters

La conférence des Nations unies sur le climat s'est ouverte à Montréal, où des appels ont été lancés aux Etats-Unis et aux pays en développement pour qu'ils se joignent aux programmes onusiens de lutte contre l'effet de serre au-delà de 2012.

"Optons pour une approche à long terme plus efficace et plus complète du changement climatique", a dit le ministre canadien de l'Environnement, Stéphane Dion, à l'ouverture de la conférence, qui regroupe 189 pays et doit durer jusqu'au 9 décembre.

"Il faut plus d'action aujourd'hui", a ajouté Dion. Près de 10.000 représentants de gouvernements, d'organismes de défense de l'environnement et d'entreprises devraient participer à ces entretiens pour étudier les moyens de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

L'enjeu des discussions est de commencer à définir les suites à donner au protocole de Kyoto, dont le champ d'application s'arrête à 2012, et d'impliquer dans cette lutte de gros pollueurs comme les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde. Les ministres de l'Environnement prendront part aux trois dernières journées de la conférence.

Les Etats-Unis, premier pollueur mondial, et l'Australie se sont désolidarisés de Kyoto en dénonçant comme des contraintes inacceptables les limites que le traité fixe aux émissions de gaz à effet de serre. De nombreux délégués craignent que tout traité ultérieur reste inopérant sans Washington - qui adhère à la convention plus générale de l'Onu sur le climat.

La séance inaugurale a vu défiler des acteurs et des images vidéo qui ont mis en évidence les risques d'un changement climatique - multiplication des ouragans, blizzard, nuées de criquets pèlerins, inondations ou fonte de glaciers.

"Nous savons que le changement climatique est le problème d'environnement le plus important auquel soit confronté le monde aujourd'hui (...) plus nous attendons, plus grand sera le défi", a déclaré Dion. On juge probable qu'il faille plusieurs années pour qu'une suite concrète soit apportée au processus de Kyoto.

CHINE ET INDE

Etats-Unis et Australie à part, le protocole de Kyoto exclut les pays pauvres - dont la Chine et l'Inde - des premiers objectifs assignés jusqu'en 2012, parce que leurs émissions par habitant sont très inférieures à celles des pays industriels.

"Le temps presse", a souligné l'organisation écologique Greenpeace dans un communiqué publié à l'occasion des entretiens.

"Une tâche immense nous attend", a dit pour sa part le ministre argentin de l'Environnement, Gines Gonzalez Garcia, en préconisant une intensification des initiatives internationales contre le changement climatique.

Il a jugé nécessaire que les grands pays donnent l'exemple en réduisant leurs émissions de façon significative - ce à quoi se refuse Washington, qui préfère de gros investissements dans les technologies nouvelles à des limites obligatoires du type de celles de Kyoto.

En vertu du protocole entré en application en février dernier après des années d'attente de sa ratification par des pays clés comme la Russie, une quarantaine de pays riches ont pour objectif de réduire de 5,2%, vers 2008-2012, les émissions de dioxyde de carbone par rapport à leur niveau de 1990.

Washington a dit n'avoir nullement l'intention de se joindre à des programmes définis par l'Onu au-delà de 2012.

Mais d'autres délégations ont relevé que le président George Bush avait signé, en juillet dernier en Ecosse, une déclaration du Groupe des Huit promettant une initiative dans le cadre des entretiens de l'Onu au Canada.

En se référant à Montréal, les dirigeants du G8 s'étaient "engagés à faire avancer durant ce forum le débat mondial sur la coopération à long terme face au changement climatique".

Les dix années les plus chaudes enregistrées depuis qu'on a commencé à en tenir le compte dans les années 1860 sont intervenues depuis 1990. Ce que la plupart des scientifiques expliquent par une hausse des températures liée aux gaz à effet de serre émis par les établissements industriels et les voitures.

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La ville de Kyoto au japon a enfin fêté l'entrée en vigueur du fameux Protocole de Kyoto qui unit une majorité de pays du monde dans une réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre.

Qu'est-ce que le Protocole de Kyoto ?

Ce document est le premier programme légalement contraignant destiné à lutter contre le réchauffement climatique. Il s'inspire d'un plan lancé en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, qui prévoyait à l'horizon 2000 la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Cet objectif n'a pas été atteint.
La Convention-Cadre des nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a reconnu l'existence de changements climatiques induits par les activités humaines. Il a alors été déclaré que les pays industriels, en tant que principaux responsables, devaient lutter contre ce phénomène. L'objectif énoncé par la CCNUCC est de "stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique". Et ce en convenant "d'atteindre ce niveau dans un delai suffisant pour que les écosystèmes puissent s'adapter naturellement aux changements climatiques, que la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se poursuivre d'une manière durable."

La 3ème Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, s'est tenue à Kyoto (Japon) en décembre 1997. Le protocole qui en est issu, engage juridiquement et quantitativement les pays signataires à réduire de 5,2% leurs émissions de gaz à effet de serre pour l'horizon 2008/2012, par rapport à leurs émissions de 1990.
Cependant, pour l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, deux conditions étaient indispensables:
1. au moins 55 pays devaient le ratifier
2. parmi eux, ceux visés par l’annexe 1 de la Convention (c’est-à-dire pays de l’OCDE sauf Mexique et Corée, et pays dits en transition), devaient cumuler au moins 55 % des émissions de CO2 en 1990. 

Avec l'annonce de la ratification russe le 18 novembre 2004 (la Russie est responsable de 17% des émissions mondiales), le protocole de Kyoto a pu entrer en vigueur 90 jours après.

L’entrée en vigueur du Protocole signifie qu’à partir du 16 février 2005 :


1. Trente-cinq pays industrialisés et la Communauté européenne sont légalement tenus de réduire leurs émissions combinées de six importants gaz à effet de serre sur une période de cinq ans, entre 2008-2012, en dessous des niveaux de 1990.
2. Le marché international du commerce de carbone reçoit un fort signal du marché. Le régime du "commerce d’émissions" du protocole permet aux pays industrialisés d’acheter et de vendre des crédits d’émissions entre eux; cette approche basée sur le marché améliorera l’efficacité et la rentabilité des réductions d’émissions.
3. Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) se voit fortement stimulé. Le MDP encourage les investissements dans les projets qui limitent les émissions dans les pays en développement tout en promouvant le développement durable.
4. Le Fond d’adaptation du Protocole, établi en 2001, peut devenir opérationnel pour assister les pays en développement à faire face aux effets négatifs des changements climatiques.

Une avancée encore insuffisante

Au 02 février 2005, 141 Etats, qui couvrent 80 % de la population mondiale, avaient ratifié le Protocole pour un pourcentage d'émissions de gaz à effet de serre qui représente 61% des émissions mondiales. Pour autant, l'administration américaine a retiré les Etats-Unis (responsable de près de 36% des émissions de gaz à effet de serre) du Protocole de Kyoto en mars 2000.  Le président américain George Bush a estimé que Kyoto était trop coûteux pour l'industrie et qu'il avait tort d'exempter dans un premier temps les pays en voie de développement.
En effet, le Protocole de Kyoto, n'inclut pas, au moins jusqu'en 2012, des pays en voie de développement tels que l'Inde, la Chine et le Brésil, qui abritent pourtant plus d'un tiers de la population mondiale et qui deviendront dans quelques années les premiers émetteurs de gaz à effet de serre de la planète. La raison évoquée n'est toutefois pas acceptable et n'excuse pas cette prise de position irresponsable... même si de nombreux signataires du pacte ne respectent pas leurs engagements. A ce titre, l'Espagne et le Portugal étaient ainsi en 2002 à 40,5% au-dessus du niveau des émissions de 1990, l'Irlande à 28,9% et la Grèce à 26%, selon les chiffres de l'Onu. Par comparaison, l'Australie se situe à 22,2% au-dessus des niveaux de 1990, et les Etats-Unis à 13,1%... Au Japon, première économie mondiale, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de huit pour cent par rapport à 1990.
Même s'il est scrupuleusement appliqué, le protocole ne réduira la hausse prévue des températures d'ici 2100 que de 0,1 degrés Celsius, selon les projections de l'Onu, ce qui est insuffisant en regard des projections du Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) qui évalue la hausse de température à l'horizon 2100 entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius.

"Il n'y a pas de temps à perdre !"

"Kyoto fournit une base très solide pour notre politique en matière de changement climatique", se félicite Klaus Toepfer, chef du Programme des Nations unies pour l'environnement, qui y voit une première étape dans la lutte contre des modifications du climat potentiellement catastrophiques. "C'est un grand pas en avant dans notre lutte contre ce qui constitue l'un des plus grands défis du 21e siècle: le changement climatique", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan. "Le changement climatique est un problème mondial. Il exige une réaction mondiale, et concertée", a-t-il ajouté. "J'appelle la communauté internationale à faire preuve d'audace, à adhérer au protocole de Kyoto, et à se hâter de prendre les mesures nécessaires. Il n'y a pas de temps à perdre ! "Dans une allocution enregistrée projetée à l’occasion d’une manifestation organisée spécialement à Kyoto par le gouvernement japonais, le président de la Commission, M. José Manuel Barroso, déclare: “Il est vital que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver notre planète pour le salut des générations futures, mais aussi que nous la rendions plus sûre pour nous tous aujourd’hui. Le protocole de Kyoto est une première étape, essentielle, dans ce sens. Son entrée en vigueur aujourd’hui indique clairement au monde des affaires notre besoin de nouvelles technologies respectueuses du climat.” M. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a ajouté: “La lutte contre le changement climatique n’est pas une possibilité, c’est une nécessité. Si la température du globe continue d’augmenter, c’est notre bien-être et nos économies qui seront menacées. C’est pourquoi l'UE s’emploie avec la plus grande énergie à atteindre les objectifs de réduction des émissions que lui fixe le protocole de Kyoto. Mais un nombre écrasant d’études scientifiques montre que nous devons intensifier nos efforts et chercher à réduire drastiquement les émissions dans le monde entier. Kyoto n’est qu’une première étape – l’UE est disposée à examiner des mesures plus ambitieuses pour l’après-2012 et nous invitons instamment le reste de la communauté internationale à prendre part à cette discussion sans tarder.”

Des teneurs en gaz à effet de serre qui s'emballent...

Les chercheurs ont obtenu par l'analyse de multiples carottes glaciaires des bornes trés précises quant aux teneurs "normales" observées sur plus de 420 000 ans pour le CO2 et le CH4:
- les concentrations en CO2 sont comprises entre 190 ppm (ères glaciaires) et 300 ppm (périodes chaudes). Les mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa et l'étude des bulles d'air emprisonnées dans les calottes polaires, montrent que la concentration est passée d'environ 270 ppm dans les années 1850 (début de la civilisation industrielle) à 375 ppm actuellement.
- pour le CH4, il fluctue entre 350 et 750 ppb, or nous avons déjà dépassé les 1700 ppb.

Les responsables : les activités humaines

Ce sont les gaz à effet de serre anthropiques (c'est à dire d'origine humaine) émis en excès dans l'atmosphère qui modifient notre climat via un réchauffement.
Ces gaz sont bien connus : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4), protoxyde d'azote (N2O), ozone (O3), hexachlorofluorocarbone (HCFC), perfluorocarbures (PFC) et hexafluorure de soufre (SF6). Ils proviennent de nos activités : déplacement (automobile notamment), consommation, agriculture (via l'élevage), production d'énergie (via les centrales à charbon par exemple)...

Les conséquences attendues

Les changements climatiques induits par cette augmentation de la concentration des gaz à effet de serre auront des conséquences multiples et difficiles à certifier. Cependant, ils devraient causer des modifications, aux échelles régionale et planétaire, de la température, des précipitations et d'autres variables du climat, ce qui pourrait se traduire par des changements mondiaux dans l'humidité du sol, par une élévation du niveau moyen de la mer et par la perspective d'épisodes plus graves de fortes chaleurs, d'inondations, de sécheresses...

Comment agir pour une société plus durable ?

Il est dorénavant acquis que nous, citoyens des pays industrialisés, sommes pleinement reponsables de la dégradation de l'environnement (jusqu'à l'échelle planétaire), autant sur le point du changement climatique, de la biodiversité, des ressources que de notre santé et notre cadre de vie. Cependant, nous croyons souvent à tort que la défense de notre santé et notre environnement n'est pas de notre ressort, alors qu'en tant que consommateurs, nous représentons une force considérable.

Posté par nbaudoncourt à 18:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]